LATEST visait à réaliser une analyse approfondie des besoins du marché du travail, les formations existantes et les initiatives liées aux AgTech, afin de développer un programme de master commun et des contenus de micro-certification adaptés aux besoins du secteur. Il visait à soutenir le secteur agricole européen (entreprises, agriculteurs, structures publiques) dans des transitions agricoles durables. Il était structuré autour de quatre objectifs spécifiques (OS) : -OS1 : Analyser l'offre de formation AgTech dans l'UE en tant que stratégie d'atténuation du changement climatique local, en évaluant le contenu, les méthodes pédagogiques et les compétences visées, et en identifiant les lacunes. -OS2 : Assurer la cohérence entre l'offre de formation et la demande du marché du travail, en analysant les besoins des secteurs industriels, gouvernementaux et associatifs pour les 15 prochaines années. -OS3 : Intégrer les agrotechnologies et outils pédagogiques innovants dans les cursus, en les testant auprès des étudiants de licence et master. -OS4 : Assurer un enseignement centré sur l'apprenant, incluant des micro-certifications et des approches pédagogiques innovantes, telles que la résolution de problèmes et l'évaluation par les pairs.
L'agriculture est le secteur économique le plus exposé au changement climatique, avec des effets sur les agroécosystèmes et la sécurité alimentaire (FAO, 2016). Elle est aussi un des principaux contributeurs au changement climatique (EEA, 2019). Des innovations étaient nécessaires pour adapter les systèmes agricoles aux extrêmes climatiques, augmenter le stockage de carbone et réduire les émissions de GES, en respectant les objectifs de l'Accord de Paris et la stratégie « De la ferme à la table » (UE, 2020). La transition vers des pratiques agricoles durables, comme l’agroécologie ou l’agriculture intelligente face au climat, s’appuyait sur les technologies agricoles (FAO, 2018). L’AgTech, regroupant des outils d’aide à la décision, équipements automatisés et systèmes connectés, redéfinissait le rôle des agriculteurs et allait au-delà de l’agriculture de précision en intégrant les contextes environnementaux et socio-techniques. Face à des défis tels que la gestion des données ou l’adoption par les utilisateurs, le projet LATEST visait à intégrer l’AgTech dans les programmes éducatifs pour former des professionnels prêts à accompagner les transitions agricoles, en lien avec les priorités de l’UE (Green Deal, transition numérique).