Les objectifs du projet étaient multiples et ambitieux : - Renforcer les capacités des acteurs de l’insertion socioprofessionnelle entre 18 membres et 9 partenaires dans la zone euro-méditerranéenne, en leur fournissant des outils et des méthodologies innovantes. - Formaliser et valoriser les expertises des professionnels de l’insertion des jeunes, permettant ainsi un partage de connaissances à l’échelle régionale. - Améliorer la coopération transnationale et l’échange de bonnes pratiques entre les membres du réseau MedNC, créant ainsi une synergie positive entre les différents acteurs. - Développer des méthodes novatrices d’insertion professionnelle adaptées aux besoins du secteur productif, en tenant compte des spécificités locales et des tendances du marché du travail. - Mobiliser l’ensemble des acteurs de la région autour de la problématique de l’insertion des jeunes NEETs, en sensibilisant les décideurs politiques et les entreprises. - Contribuer à l’amélioration des politiques publiques en matière d’insertion professionnelle des jeunes, en s’appuyant sur les résultats concrets du projet. - Favoriser l’émergence de nouvelles filières d’insertion, notamment dans les domaines de la transition écologique et du numérique.
Les données macro-économiques sur les jeunes éloignés de l’emploi, de la formation ou des études dans les pays de la région méditerranéenne restent alarmantes. Selon un rapport de la Banque Mondiale (2022), 32% des jeunes âgé de 15 à 24 ans dans la région MENA n’est ni en emploi, en éducation, ni en étude. Le taux de chômage des jeunes dans cette même région est le plus élevé du monde, estimé à 26% de la population active. Le constat est similaire en Europe du Sud, selon un rapport Eurofund, qui précise que dans ces pays les taux de NEETs et de chômeurs sur le long terme des 15-24 ans sont bien plus élevés qu’en Europe du Nord ou de l’Est. Dans les pays méditerranéens le taux de chômage s’élève à 30% au Portugal et à Chypre et à plus de 40% en Croatie, Grèce, Italie et Espagne. Enfin, dans son rapport paru en 2022, l’UpM met en exergue que le taux de NEETs chez les femmes âgées de 15 à 14 ans est supérieur de 30 % par rapport aux hommes. En parallèle, les entreprises ont également des attentes fortes en termes de compétences, de domaines d’expertises, de compétences transversale ou encore de maîtrises des innovations technologiques ; et peinent souvent à recruter.