Nos deux groupes cibles sont d'une part les professionnels jeunesse, et d'autre part les jeunes avec moins d'opportunités, et les jeunes issus de territoires en difficulté. L'objectif principal du projet est de donner aux jeunes les moyens de devenir indépendants, socialement actifs, et de leur donner ou redonner l'envie de faire. Il faut les aider à s'impliquer dans des projets pour le bien commun et le collectif. Les jeunes des territoires fragiles sont plus particulièrement touchés par cette difficulté à entrer dans un processus de participation sociale ou citoyenne. Et les différences entre les pays européens s’estompent, dès que l’on intervient auprès de publics défavorisés, subissant des freins économiques, sociaux ou territoriaux. La problématique étant européenne, il paraît évident que l’approche transnationale peut aider à élaborer des schémas communs.
Le coordinateur et les partenaires de ce consortium ont décidé de s'associer dans ce projet parce qu'ils partageaient le même constat et les mêmes objectifs : la nécessité de développer l'esprit d'entreprenariat collectif pour les jeunes subissant l'exclusion, parce que vivant en territoires de revitalisation rurale, périphérique ou en quartiers prioritaire de politiques de la ville, etc. Les jeunes exprimaient alors l'idée de "galérer ensemble" sur les territoires et constataient que s'ils voulaient s'en sortir c'était seuls et en quittant leur environnement géographique. Par ailleurs nous avions tous partagé le constat que les animateurs jeunesse étaient plus dans une posture de "faire à la place de" que de mobiliser pour "faire faire" ou "laisser faire" et devaient s'appuyer sur un modèle et développer des compétences afin d'être dans leur rôle de "facilitateurs", encourageant le renforcement du pouvoir d'agir. L'idée de travailler sur le modèle canadien des coopératives de jeunesse, de confronter nos pratiques nous a convaincu de la pertinence de nos engagements respectifs sur ce projet.