Les objectifs étaient : - de tisser des liens entre les langues anciennes et les langues vivantes étrangères à travers des activités autour de l’étymologie, de la mythologie, des civilisations gréco-romaines ; -de travailler autour de l'héritage classique que l’Italie et la France ont en partage ; - de croiser les disciplines (langues et cultures de l’Antiquité, langues vivantes, technologie, arts plastiques) ; - de permettre aux élèves de découvrir un autre pays européen (son patrimoine, son fonctionnement scolaire) ; - de donner une chance à tous les élèves (quelles que soient leurs origines sociales et géographiques) de s'ouvrir à la diversité - de développer des compétences de collaboration. Les effets attendus étaient les suivants : - créer des liens de fraternité entre élèves français et italiens - donner du sens à l’apprentissage des langues vivantes, à l’option « Langues et Cultures de l’Antiquité » pour les élèves français - développer l'ouverture culturelle, - améliorer les compétences linguistiques, psychosociales, numériques et artistiques des élèves - inciter les équipes pédagogiques et les collectivités locales à s'engager dans des projets européens.
Le projet répondait à l’envie des deux établissements de s’ouvrir davantage à l’Europe, de développer le goût des langues vivantes et de la culture classique, de renforcer les pratiques coopératives qui contribuent à l’amélioration des compétences des élèves et des personnels. Pour les élèves français et italiens, le projet a induit une pratique motivante des langues vivantes, des nouvelles technologies, des arts plastiques qui devait aboutir à une montée en compétences de chacun. Le projet MEDUSA devait également permettre de lever les obstacles liés à l'origine géographique (la localisation de nos deux établissements -île pour la Sicile et presqu’île plutôt rurale et excentrée pour la Manche- ne permet pas à nos élèves de quitter leur territoire à moindre frais et de s'ouvrir à la diversité), de lever les obstacles liés à l'origine sociale de nos élèves (l'établissement de Lentini accueille des élèves dont 18.9% sont d'origine sociale très défavorisée, celui de Valognes accueille 39% d'élèves issus de parents ouvriers/inactifs dont seulement 45% intègrent une seconde générale).